Cancun, Mexico, August 2011
Cinquième voyage au Mexique et troisième traversée “por la carretaras de Mexico”, de Puebla jusqu’au Sureste. Le voyage est toujours aussi magique, avec ses routines immuables: le depart a l’aube (toujours en retard); la bajada a Orizaba en slalomant entre les camions et ou l’on passe de la montagne a la jungle en une heure, en disant au revoir au bienveillant Popocatepetl; la chaleur torride et lourde de Veracruz avec son soleil brulant et un orage toujours au detour du chemin; le chaos de Villa Hermosa;la succession de lignes droites balayées de sable et de soleil en sortant de Ciudad del Carmen; les ponts au-dessus du golf de Mexico couverts de pécheurs a la ligne; les cocktails de Camarones a Champoton; la selva du Yucatan; le traditionnel repos a Merida, avec son eblouissante et coloree lumiere de fin de journee et ses couchers de soleil qui n’en finissent plus
la route envahie de papillon jusqu’a Valladolid ou son zocalo accueillant est a chaque fois plus colore; encore de la selva; et puis finalement la plage blanche de Tulum et ce sentiment d’etre arrives au bout du monde et de toucher au paradis apres tant d’efforts.
Comme chaque traversee, elle a apporté son lot de surprises: une panne mecanique sous une pluie torrentielle et brulante chargee en moustiques agressifs, une interminable “balade” a Cuetzacoalcos avec des mécaniciens plus preoccupes par leurs bières que par nous aider a trouver la pièce manquante, un hôtel “grand luxe” a Frontera, un policier Yucateque curieux et intrigue par notre étrange équipée et qui nous posent la (très) embarrassante question: “de donde vien?”
Comme toujours, tous n’ont pas pu être du voyage, certains on hésité jusqu’à la dernière heure a se lancer dans l’aventure, certains ne sont plus parmi nous, d’autres se sont joints a nous et, même si les choses ne sont plus comme avant et qu’elles ne le seront sans doute plus jamais, ce qui compte c’est encore et toujours juste de faire ce voyage, de continuer a prolonger ce rêve qui a débuté il y a si longtemps et de le partager avec ceux qui comptent, de transmettre cette passion et de envie de se lancer pour “el caribe” a travers le Mexique, pour que Tulum ne soit pas juste une illusion du passe.






